Mauritanie : 49 morts et une centaine de disparus suite au naufrage d’une embarcation

Sahel-intelligence.com Samuel Benshimon

Au moins 49 personnes ont péri et une centaine d’autres sont toujours portées disparues après le chavirement d’une embarcation au large de la Mauritanie. Le drame s’est produit dans la nuit de mardi à mercredi, à environ 80 kilomètres au nord de Nouakchott, selon les garde-côtes et la gendarmerie mauritanienne.

Le bateau, parti de Gambie une semaine auparavant, transportait 160 migrants, principalement originaires de Gambie et du Sénégal. D’après les premières informations recueillies par les autorités mauritaniennes, l’accident aurait été provoqué par un mouvement de panique : les passagers, croyant voir les lumières de la côte mauritanienne, se seraient massés d’un seul côté de l’embarcation, provoquant son renversement.

Seules 17 personnes ont pu être secourues par une patrouille des garde-côtes. Les recherches en mer se poursuivent, bien que l’espoir de retrouver d’autres survivants s’amenuise avec le temps. Les corps des victimes repêchées ont d’ores et déjà été inhumés, indiquent les autorités, qui précisent que le bilan reste provisoire.

Avec plus de 700 kilomètres de façade maritime sur l’océan Atlantique, la Mauritanie est devenue ces dernières années un point de passage stratégique pour les migrants d’Afrique de l’Ouest tentant de rejoindre l’Europe, via l’archipel espagnol des Canaries. Une route périlleuse, où les drames se répètent.

Fin juillet, une autre embarcation en détresse, partie de Guinée, avait été secourue au large de la Mauritanie après onze jours de dérive. Ce nouvel incident vient allonger la liste déjà tragique des naufrages enregistrés ces derniers mois.

Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, pas moins de 10 457 personnes sont mortes ou ont disparu en mer en 2024 en tentant de rejoindre l’Europe par cette route. Des chiffres vertigineux, qui rappellent l’extrême dangerosité de ces traversées souvent effectuées à bord d’embarcations de fortune, surchargées et mal équipées.

L’année 2024 a été particulièrement marquante avec un afflux record de migrants aux Canaries : 46 843 arrivées enregistrées, selon le ministère espagnol de l’Intérieur. Néanmoins, un ralentissement a été observé ces derniers mois. Entre janvier et mi-mai 2025, 10 882 personnes ont atteint les côtes espagnoles, soit une baisse de 34,4 % par rapport à la même période l’année précédente.

Mais derrière ces statistiques, ce sont des drames humains qui continuent de se jouer en mer. Tant que les causes profondes des migrations – pauvreté, instabilité politique, conflits – ne seront pas traitées, ces tragédies resteront inévitables.Samuel Benshimon

Au moins 49 personnes ont péri et une centaine d’autres sont toujours portées disparues après le chavirement d’une embarcation au large de la Mauritanie. Le drame s’est produit dans la nuit de mardi à mercredi, à environ 80 kilomètres au nord de Nouakchott, selon les garde-côtes et la gendarmerie mauritanienne.

Le bateau, parti de Gambie une semaine auparavant, transportait 160 migrants, principalement originaires de Gambie et du Sénégal. D’après les premières informations recueillies par les autorités mauritaniennes, l’accident aurait été provoqué par un mouvement de panique : les passagers, croyant voir les lumières de la côte mauritanienne, se seraient massés d’un seul côté de l’embarcation, provoquant son renversement.

Seules 17 personnes ont pu être secourues par une patrouille des garde-côtes. Les recherches en mer se poursuivent, bien que l’espoir de retrouver d’autres survivants s’amenuise avec le temps. Les corps des victimes repêchées ont d’ores et déjà été inhumés, indiquent les autorités, qui précisent que le bilan reste provisoire.

Avec plus de 700 kilomètres de façade maritime sur l’océan Atlantique, la Mauritanie est devenue ces dernières années un point de passage stratégique pour les migrants d’Afrique de l’Ouest tentant de rejoindre l’Europe, via l’archipel espagnol des Canaries. Une route périlleuse, où les drames se répètent.

Fin juillet, une autre embarcation en détresse, partie de Guinée, avait été secourue au large de la Mauritanie après onze jours de dérive. Ce nouvel incident vient allonger la liste déjà tragique des naufrages enregistrés ces derniers mois.

Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, pas moins de 10 457 personnes sont mortes ou ont disparu en mer en 2024 en tentant de rejoindre l’Europe par cette route. Des chiffres vertigineux, qui rappellent l’extrême dangerosité de ces traversées souvent effectuées à bord d’embarcations de fortune, surchargées et mal équipées.

L’année 2024 a été particulièrement marquante avec un afflux record de migrants aux Canaries : 46 843 arrivées enregistrées, selon le ministère espagnol de l’Intérieur. Néanmoins, un ralentissement a été observé ces derniers mois. Entre janvier et mi-mai 2025, 10 882 personnes ont atteint les côtes espagnoles, soit une baisse de 34,4 % par rapport à la même période l’année précédente.

Mais derrière ces statistiques, ce sont des drames humains qui continuent de se jouer en mer. Tant que les causes profondes des migrations – pauvreté, instabilité politique, conflits – ne seront pas traitées, ces tragédies resteront inévitables.

By Albert C. Diop

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