{"id":51323,"date":"2023-06-21T10:45:47","date_gmt":"2023-06-21T10:45:47","guid":{"rendered":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/?p=51323"},"modified":"2023-06-21T10:46:02","modified_gmt":"2023-06-21T10:46:02","slug":"reportage-mauritaniens-refugies-au-senegal-integres-mais-nostalgiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/2023\/06\/21\/reportage-mauritaniens-refugies-au-senegal-integres-mais-nostalgiques\/","title":{"rendered":"Reportage \u2013 Mauritaniens refugi\u00e9s au S\u00e9n\u00e9gal : Int\u00e9gr\u00e9s mais nostalgiques"},"content":{"rendered":"\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><\/h1>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/lequotidien.sn\/author\/aicha\/\">Lequotidien<\/a>\u00a0<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lequotidien.sn\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/RIM.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>34 ans apr\u00e8s leur arriv\u00e9e, ils font partie du d\u00e9cor. Ils se sont totalement int\u00e9gr\u00e9s. Les r\u00e9fugi\u00e9s mauritaniens, \u00e9tablis le long du fleuve S\u00e9n\u00e9gal, qui ont vu leurs enfants y na\u00eetre, grandir et faire leurs \u00e9tudes, ont pourtant la t\u00eate tourn\u00e9e vers le Nord&nbsp;: ils savent qu\u2019ils ne sont pas chez eux m\u00eame s\u2019ils sont en paix ainsi que leur prog\u00e9niture. Hier, lors de la Journ\u00e9e internationale des r\u00e9fugi\u00e9s, l\u2019Onu a montr\u00e9 que tout le monde n\u2019a pas cette chance. Selon ses chiffres, au cours de l\u2019ann\u00e9e 2022, 2.9 millions de nouvelles demandes d\u2019asile individuel ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9es dans 162 pays.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Par Demba NIANG \u2013&nbsp;<\/strong>Leurs villages sont juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9\u2026 En 1989, des populations ont \u00e9t\u00e9 contraintes de laisser derri\u00e8re elles champs, b\u00e9tail et autres biens pour \u00e9chapper aux massacres avec le d\u00e9clenchement du conflit s\u00e9n\u00e9galo-mauritanien. 34 ans apr\u00e8s o\u00f9 la Communaut\u00e9 internationale c\u00e9l\u00e8bre la Journ\u00e9e internationale des refugi\u00e9s, la grande communaut\u00e9 originaire de la Mauritanie \u00e9tablie le long de la vall\u00e9e du fleuve S\u00e9n\u00e9gal, malgr\u00e9 son int\u00e9gration, a toujours l\u2019esprit au pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rapatriement entam\u00e9 en 2008 par le Haut-commissariat aux r\u00e9fugi\u00e9s (Hcr) dans leur village d\u2019origine n\u2019a \u00e9t\u00e9 pas effectif, plus de 15 ans apr\u00e8s. Et la majorit\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9s mauritaniens des \u00ab\u00e9v\u00e9nements de 1989\u00bb se trouvent toujours dans la vall\u00e9e du fleuve S\u00e9n\u00e9gal. Avec une forte concentration entre Taredji, Ndioum, Dodel, Mboumba, P\u00e9t\u00e9 et Lougu\u00e9. Des refugi\u00e9s qui ont vu leurs enfants na\u00eetre et grandir au S\u00e9n\u00e9gal. Loin de leur terre d\u2019origine. Avec l\u2019accompagnement du Hcr et l\u2019Etat du S\u00e9n\u00e9gal, les r\u00e9fugi\u00e9s ont fini de s\u2019installer, tout en ayant l\u2019esprit au pays d\u2019origine.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Int\u00e9gration r\u00e9ussie<\/strong><br>Apr\u00e8s 34 ans au S\u00e9n\u00e9gal, les r\u00e9fugi\u00e9s n\u2019abdiquent pas pour un retour \u00e0 leur pays d\u2019origine. L\u2019attachement \u00e0 la Mauritanie se traduit chaque fois par le mouvement de certains d\u2019entre eux qui vont y s\u00e9journer des mois pour revenir dans leur pays d\u2019accueil. Malgr\u00e9 le retour rat\u00e9, plusieurs d\u2019entre eux pensent qu\u2019il peut \u00eatre possible. Amadou, \u00e2g\u00e9 de 54 ans, rencontr\u00e9 \u00e0 Diam Bouri (hameau de r\u00e9fugi\u00e9s situ\u00e9 \u00e0 1 km de Lougu\u00e9), explique&nbsp;: \u00abJe viens justement de chez moi (la Mauritanie) o\u00f9 j\u2019ai pass\u00e9 4 mois. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 r\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 20 ans, mais je sais que nous tous autant que nous sommes, nous voulons retourner au pays.\u00bb Dans ce hameau cr\u00e9\u00e9 depuis 1989, malgr\u00e9 le souhait de retourner, les populations ont tout&nbsp;: des terres \u00e0 cultiver mais aussi une adduction d\u2019eau potable et une \u00e9cole \u00e9l\u00e9mentaire. Comme dans tous les sites d\u2019accueil dans le d\u00e9partement de Podor.<br>A Ndioum, leur habitat, qui porte le nom de Base, est devenu un quartier indispensable dans la commune. A P\u00e9t\u00e9, avec l\u2019appui d\u2019un ancien pr\u00e9sident de la communaut\u00e9 rurale, les \u00abrefoul\u00e9s\u00bb, comme on les appelle commun\u00e9ment au Fouta, ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019acte de d\u00e9lib\u00e9ration de leur habitat \u00e0 leur nom o\u00f9 sont construits la deuxi\u00e8me \u00e9cole \u00e9l\u00e9mentaire et le lyc\u00e9e de la commune. Sous l\u2019anonymat, un r\u00e9fugi\u00e9 r\u00e9sidant \u00e0 Mboumba confie&nbsp;: \u00abL\u2019id\u00e9e d\u2019un retour est dans la t\u00eate de 3\/4 des r\u00e9fugi\u00e9s mauritaniens vivant dans la vall\u00e9e du fleuve S\u00e9n\u00e9gal. Mais le probl\u00e8me est qu\u2019au retour, nous ne retrouverons rien de ce que nous avions abandonn\u00e9 pour sauver nos vies. Alors qu\u2019ici, nous nous sommes refait une autre vie. Et nous avons des papiers du S\u00e9n\u00e9gal.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s 34 ans, si les plus \u00e2g\u00e9s (jeunes pour la plupart lors des \u00e9v\u00e9nements de 1989) n\u2019arrivent pas \u00e0 chasser l\u2019id\u00e9e du retour au pays d\u2019origine, leurs enfants n\u00e9s au S\u00e9n\u00e9gal et admis dans les \u00e9coles n\u2019ont pas le m\u00eame sentiment que leurs parents. Ils n\u2019ont con\u00adnu qu\u2019un seul pays&nbsp;: le S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lequotidien\u00a0 34 ans apr\u00e8s leur arriv\u00e9e, ils font partie du d\u00e9cor. Ils se sont totalement int\u00e9gr\u00e9s. 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