{"id":59884,"date":"2024-12-01T14:03:51","date_gmt":"2024-12-01T14:03:51","guid":{"rendered":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/?p=59884"},"modified":"2024-12-01T14:03:54","modified_gmt":"2024-12-01T14:03:54","slug":"80eme-anniversaire-du-massacre-des-tirailleurs-senegalais-thiaroye-sang-histoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/2024\/12\/01\/80eme-anniversaire-du-massacre-des-tirailleurs-senegalais-thiaroye-sang-histoire\/","title":{"rendered":"80\u00e8me anniversaire du massacre des Tirailleurs s\u00e9n\u00e9galais : Thiaroye sang histoire"},"content":{"rendered":"\n<p><a href=\"https:\/\/lequotidien.sn\/author\/aicha\/\">Lequotidien<\/a>\u00a0<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lequotidien.sn\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/CAMP-THIAROYE.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Le Camp de Thiaroye, o\u00f9 a eu lieu le massacre des Tirailleurs s\u00e9n\u00e9galais en 1944, est devenu essentiellement une zone civile avec la construction d\u2019\u00e9difices scolaires, commerciaux et m\u00e9dicaux. Le Camp Lieutenant Amadou Lindor Fall, qui h\u00e9berge le Bataillon des parachutistes, o\u00f9 se tiennent demain les festivit\u00e9s comm\u00e9moratives du 80\u00e8me anniversaire de cette trag\u00e9die, est la seule installation militaire qui a r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 son d\u00e9mant\u00e8lement au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le massacre de Thiaroye a provoqu\u00e9 la mort de 35 ou 70 morts officiellement, voire plus, en attendant que la lumi\u00e8re soit faite sur cette trag\u00e9die. Et aujourd\u2019hui ? Les interrogations se poursuivent, entourant d\u2019un \u00e9pais voile noir de myst\u00e8re cette tuerie.<\/p>\n\n\n\n<p>Au Camp de Thiaroye, les r\u00e9ponses sont peut-\u00eatre ensevelies sous les fondations des b\u00e2timents administratifs et commerciaux \u00e9rig\u00e9s partout dans ce vaste endroit qui aurait d\u00fb \u00eatre un sanctuaire m\u00e9moriel. A quelques heures de la comm\u00e9moration de l\u2019\u00e9v\u00e8nement, les ouvriers essaient d\u2019embellir les lieux pour masquer derri\u00e8re le d\u00e9cor les herbes sauvages, le foirail o\u00f9 s\u2019agglutinent quelques b\u00eates dans une aire r\u00e9duite. Dans un mouvement d\u2019ensemble, les ma\u00e7ons p\u00e9trissent du ciment \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des blocs remplis de b\u00e9ton noir et blanc pour camoufler les flaques d\u2019eau et la boue.<\/p>\n\n\n\n<p>La route principale, qui m\u00e8ne au Camp Lieutenant Amadou Lindor Fall o\u00f9 est log\u00e9 le Bataillon des parachutistes, a \u00e9t\u00e9 refaite en un temps record. Cette voie caboss\u00e9e est devenue un asphalte large et lisse. Les techniciens posent les pav\u00e9s sur les trottoirs peints \u00e0 la chaux \u00e0 la va-vite. Pr\u00e9vues demain, les comm\u00e9morations du massacre de Thiaroye 44 s\u2019acc\u00e9l\u00e8rent dans ce camp situ\u00e9 dans le ventre mou de la banlieue.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>M\u00e9moire saccag\u00e9e&nbsp;?<\/strong><br>Aujourd\u2019hui, il ne reste que le Bataillon des parachutistes, qui occupe une portion congrue. Il est surplomb\u00e9 par le Lyc\u00e9e de Thiaroye, ceintur\u00e9 \u00e0 gauche par l\u2019H\u00f4pital de Pikine. Or, il \u00e9tait gigantesque, un trait d\u2019union entre plusieurs quartiers de la banlieue dakaroise : Guinaw Rails Nord, Thiaroye Gare, Diamagu\u00e8ne, Diacksao et Sam-Sam. Son d\u00e9mant\u00e8lement, entrepris par Me Abdoulaye Wade en 2005, a enterr\u00e9 une partie de son histoire. Pour les banlieusards, le Camp de Thiaroye \u00e9tait un rendez-vous des jours de gloire majuscule des parachutistes, ces oiseaux suivis depuis le ciel par des gamins subjugu\u00e9s par leur audace et leurs performances. Les cris \u00abDina Dina\u00bb, entonn\u00e9s par des enfants, \u00e9chapp\u00e9s de leurs domiciles sans l\u2019autorisation parentale, pour saluer ces instants de gloire du Capitaine Dina Ndiaye et aussi de Momar Ka, qui \u00e9taient des dieux, font partie des marqueurs de ce camp tomb\u00e9 en d\u00e9su\u00e9tude. Ils \u00e9taient admir\u00e9s et ont sans doute suscit\u00e9 des vocations aupr\u00e8s de ces joyeux drilles qui les attendaient \u00e0 leur descente. Au milieu des champs d\u2019oseilles qui poussaient sur des dunes de sable. Sans oublier les apr\u00e8s-midi de distribution de \u00abgrailles\u00bb, des soir\u00e9es dansantes au Cercle Mess des officiers.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Saut des parachutistes&nbsp;!<\/strong><br>La fin d\u2019une \u00e9poque. Avec sa d\u00e9saffection, une histoire s\u2019est achev\u00e9e, supplant\u00e9e par une \u00abcantinisation\u00bb outranci\u00e8re \u00e0 la lisi\u00e8re et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du camp. Dans ses anciennes installations, l\u2019Etat a autoris\u00e9 la construction de centres commerciaux, des infrastructures scolaires comme le Lyc\u00e9e de Thiaroye, l\u2019Inspection d\u2019acad\u00e9mie de Pikine-Gu\u00e9diawaye, routi\u00e8res comme le Pont de \u00abPoste Thiaroye\u00bb o\u00f9 se situait jadis l\u2019une des deux entr\u00e9es principales du camp, et l\u2019autoroute \u00e0 p\u00e9age, qui sont venus s\u2019ajouter aux \u00e9coles \u00e9l\u00e9mentaires admises dans l\u2019enceinte du camp depuis des d\u00e9cennies. \u00abCela pose le probl\u00e8me des lieux de m\u00e9moire. Quand on spolie, disons ces lieux de m\u00e9moire, on y met tout, on efface aussi la m\u00e9moire. L\u2019autoroute \u00e0 p\u00e9age, qui traverse un peu une partie du camp, devrait \u00eatre accompagn\u00e9e. Je pense que cela a \u00e9t\u00e9 fait par ce qu\u2019on appelle une arch\u00e9ologie pr\u00e9ventive\u00bb, avan\u00e7ait Mor Ndao, professeur d\u2019histoire, interrog\u00e9 par Le Quotidien lors de la comm\u00e9moration des 75 ans de ce massacre de Tirailleurs s\u00e9n\u00e9galais.<br>Pour \u00e9viter que cette page sombre de l\u2019histoire ne tombe dans l\u2019oubli, on a baptis\u00e9 les infrastructures de noms qui font \u00e9cho au massacre : les deux Cem, en \u00e9tat de d\u00e9labrement, avec une peinture d\u00e9fraichie, des fen\u00eatres ab\u00eem\u00e9es, situ\u00e9s \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du camp, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9nomm\u00e9s \u00abLes Martyrs\u00bb, en hommage aux tirailleurs tu\u00e9s, et \u00abThiaroye 44\u00bb pour symboliser le drame qui a eu lieu \u00e0 cet endroit. V\u00eatus de leurs blouses, les \u00e9l\u00e8ves et le personnel m\u00e9dical croisent les soldats dans ces all\u00e9es o\u00f9 des infrastructures civiles et militaires culminent quasiment \u00e0 la m\u00eame hauteur.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Souvenirs de jeunesse<\/strong><br>En ce vendredi ensoleill\u00e9, les militaires, r\u00e9quisitionn\u00e9s pour l\u2019\u00e9v\u00e8nement ou affect\u00e9s au Bataillon des parachutistes, h\u00e2tent le pas pour rejoindre leur Quartier g\u00e9n\u00e9ral, devenu presque une enclave dans ce domaine qui \u00e9tait jadis exclusivement \u00e0 eux. Certains reviennent des \u00abvendeurs de petits d\u00e9jeuners\u00bb o\u00f9 ils se m\u00ealent aux \u00e9l\u00e8ves, au personnel m\u00e9dical, dans une ambiance expurg\u00e9e de consid\u00e9rations professionnelles ou statutaires. Dans son treillis, un para, quignon de pain rempli de victuailles, envelopp\u00e9 dans du papier journal, \u00e0 la main, h\u00e8le un fr\u00e8re d\u2019armes revenu de la ville : \u00abTu n\u2019as pas perdu de temps.\u00bb \u00abJe dois m\u2019occuper des derniers r\u00e9glages\u00bb, r\u00e9pond-il au milieu d\u2019une ribambelle de gamins, press\u00e9s de finir leur petit d\u00e9jeuner avant la reprise des cours. Puis, passe une ambulance, sir\u00e8ne hurlante.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>202 tombeaux au Cimeti\u00e8re des Tirailleurs<\/strong><br>Aujourd\u2019hui, les militaires cohabitent avec tous les occupants de ces infrastructures. Et le reste ? Ce sont des espaces abandonn\u00e9s o\u00f9 stationnent des v\u00e9hicules de ramassage d\u2019ordures, laiss\u00e9s \u00e0 l\u2019abandon, o\u00f9 poussent des herbes sauvages et errent des personnes au regard suspect et mena\u00e7ant.<br>C\u2019est le signe que la zone militaire s\u2019est r\u00e9tr\u00e9cie ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En traversant ces all\u00e9es qui longent le lyc\u00e9e et l\u2019h\u00f4pital, on fait face au Camp Lieutenant Amadou Lindor Fall : des logements, des bureaux, un monument sur lequel il est \u00e9crit \u00abA nos morts\u00bb, et des militaires montent la garde vers l\u2019entr\u00e9e et la sortie de cette zone.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec les festivit\u00e9s en grande pompe pr\u00e9vues demain, le Camp de Thiaroye dont la voie principale est tapiss\u00e9e de pancartes qui annoncent la comm\u00e9moration de l\u2019\u00e9v\u00e8nement, n\u2019est plus qu\u2019un simple endroit dont l\u2019histoire a \u00e9t\u00e9 effac\u00e9e par l\u2019urbanisation. Il aurait d\u00fb \u00eatre un sanctuaire o\u00f9 l\u2019\u00e2me humaine trouve refuge et force. Malgr\u00e9 l\u2019odeur du sang qui entoure cette histoire, chaque mot prononc\u00e9 demain sera une proclamation de r\u00e9sistance, d\u2019identit\u00e9, de survie et de r\u00e9silience. Une fa\u00e7on d\u2019\u00e9crire le v\u00e9ritable r\u00e9cit de cette trag\u00e9die derri\u00e8re les t\u00e9n\u00e8bres et la mort et les mensonges coloniaux ? Un moment de triomphe ? Cet endroit, qui rappelle ce massacre dont les responsabilit\u00e9s n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 situ\u00e9es, malgr\u00e9 l\u2019insistance des descendants de ces tirailleurs, ne garde aucun signe de cet \u00e9v\u00e8nement.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour esp\u00e9rer trouver un symbole de cette trag\u00e9die, il faut aller sur la route nationale. A hauteur de Tableau Tivaouane. Hors du camp o\u00f9 existeraient, selon le r\u00e9cit de certains historiens, des charniers. C\u2019est au Cimeti\u00e8re des Tirailleurs s\u00e9n\u00e9galais que chaque 1er d\u00e9cembre et aussi 23 ao\u00fbt, Journ\u00e9e des tirailleurs, des militaires s\u00e9n\u00e9galais et fran\u00e7ais se retrouvent pour rendre hommage \u00e0 ces soldats. Sur les lieux, une st\u00e8le, o\u00f9 il est \u00e9crit \u00abA nos tirailleurs\u00bb, est \u00e9rig\u00e9e. Les affiches coll\u00e9es sur les murs rappellent la participation des tirailleurs lors des deux guerres mondiales (1914-1918 et 1939-1945). C\u2019est aussi le cas \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du m\u00e9morial avec des affiches de part et d\u2019autre de cette salle. Des affiches avec des documents sur le pass\u00e9 colonial, les r\u00e9sistants, les guerres. Mais il n\u2019y a rien qui fait penser ou relate le drame du 1er d\u00e9cembre 1944.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis quelques jours, le Cimeti\u00e8re des Tirailleurs a connu une cure de jouvence. Jadis peint en blanc, des couleurs beiges embellissent le b\u00e2timent et la cour est recouverte de coquillages. 6 d\u00e9p\u00f4ts de gerbes de fleurs sont pr\u00e9vus ce dimanche dans ces lieux, avant que la c\u00e9r\u00e9monie ne se prolonge au Camp militaire de Thiaroye, qui se trouve \u00e0 moins de 2 mn de v\u00e9hicule \u00e0 hauteur de l\u2019autopont de Poste Thiaroye, nettoy\u00e9 de ses tabliers et ambulants pour offrir un visage plus avenant au Pr\u00e9sident et ses invit\u00e9s. Pourtant, un myst\u00e8re habite ce cimeti\u00e8re&nbsp;: si les chiffres officiels parlent de 35 ou 70 morts, 202 tombeaux anonymes sont align\u00e9s dans la cour. Qui sont-ils&nbsp;? D\u2019o\u00f9 viennent-ils&nbsp;? Ce vide historique pourrait certifier la th\u00e8se des chercheurs, qui assurent que les victimes de ce massacre n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9es \u00e0 cet endroit. Et le nombre de personnes tu\u00e9es le 1er d\u00e9cembre 44 d\u00e9passerait le chiffre avanc\u00e9 jusqu\u2019ici.<br>Le r\u00e9gime Diomaye-Sonko, qui a d\u00e9cid\u00e9 de raviver ce pass\u00e9 colonial et de l\u2019interroger, vise \u00e9videmment \u00e0 d\u00e9construire ce r\u00e9cit en donnant un cachet officiel \u00e0 ce 1er d\u00e9cembre avec des c\u00e9l\u00e9brations comm\u00e9moratives in\u00e9dites. M\u00eame si Me Wade avait ouvert le premier chapitre, il n\u2019a pas pouss\u00e9 la r\u00e9flexion m\u00e9morielle plus loin. \u00abAvec l\u2019accession du Pr\u00e9sident Wade, il y a eu une bataille symbolique, une bataille m\u00e9morielle qui a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e par lui pour ressusciter cet \u00e9v\u00e9nement. C\u2019est la raison pour laquelle une journ\u00e9e a \u00e9t\u00e9 d\u00e9di\u00e9e aux tirailleurs. Cela, c\u2019est pour cr\u00e9er un souvenir. L\u2019Arm\u00e9e aussi s\u2019est r\u00e9appropri\u00e9 cet \u00e9v\u00e9nement pour en faire un marqueur. Le lieu suppos\u00e9 o\u00f9 le drame s\u2019est produit et o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9s, a \u00e9t\u00e9 retravaill\u00e9 pour en faire un lieu de m\u00e9moire. Maintenant, est-ce que l\u2019\u00e9v\u00e9nement, compte tenu de son ampleur, a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9 \u00e0 sa juste valeur ? C\u2019est cela la question. Evidemment, la m\u00e9moire s\u00e9lectionne, oublie. Si on ne l\u2019interroge pas, on ne la r\u00e9actualise pas\u2026\u00bb, assurait Mor Ndao dans ces colonnes le 30 novembre 2019. Cet \u00e9v\u00e8nement, dans ce lieu de la plus monumentale histoire contemporaine tragique de la colonisation, est \u00e0 la fois un coup militaire, politique, psychologique pour les nouvelles autorit\u00e9s. L\u2019embl\u00e8me de la barbarie&nbsp;! Et apr\u00e8s&nbsp;?<br><strong>Par Abdou Latif MANSARAY et Bocar SAKHO-latifmansaray@lequotidien.sn,bsakho@lequotidien.sn<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lequotidien\u00a0 Le Camp de Thiaroye, o\u00f9 a eu lieu le massacre des Tirailleurs s\u00e9n\u00e9galais en 1944, est devenu essentiellement une zone civile avec la construction d\u2019\u00e9difices scolaires, commerciaux et m\u00e9dicaux. 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