{"id":61428,"date":"2025-05-02T08:09:22","date_gmt":"2025-05-02T08:09:22","guid":{"rendered":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/?p=61428"},"modified":"2025-05-02T08:09:25","modified_gmt":"2025-05-02T08:09:25","slug":"licenciements-sous-le-regime-diomaye-sonko-1er-mets-amer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/2025\/05\/02\/licenciements-sous-le-regime-diomaye-sonko-1er-mets-amer\/","title":{"rendered":"Licenciements sous le r\u00e9gime Diomaye-Sonko : 1ER METS AMER"},"content":{"rendered":"\n<p><a href=\"https:\/\/lequotidien.sn\/author\/aicha\/\">Lequotidien<\/a>\u00a0<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lequotidien.sn\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/1er-mai.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Pour les personnes licenci\u00e9es dans le secteur public-parapublic, ce 1er Mai n\u2019est pas une F\u00eate du travail. C\u2019est le moment de partager leurs \u00absouffrances\u00bb et les drames sociaux.&nbsp;<\/strong><strong>Par B. SAKHO \u2013&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le 31 d\u00e9cembre 2024 fut un bug pour lui. Babacar a perdu son boulot au Fera o\u00f9 il bossait depuis 3 ans. Si les r\u00e9mun\u00e9rations n\u2019\u00e9taient pas exceptionnelles (un peu plus de 100 mille), elles permettaient pourtant d\u2019entretenir sa petite famille log\u00e9e dans la banlieue dakaroise. \u00abJ\u2019ai tout perdu\u00bb, dit-il. Depuis 5 mois, il cherche \u00e0 recoller le fil de cette vie perdue apr\u00e8s la d\u00e9cision de rompre son contrat.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon le Rassemblement des travailleurs du S\u00e9n\u00e9gal, cr\u00e9\u00e9 dans la foul\u00e9e des licenciements d\u00e9cid\u00e9s par les nouvelles autorit\u00e9s dans les structures publiques et parapubliques, il y a plus de 30 mille personnes frapp\u00e9es par la mesure. Pour Babacar et son amie Aminata, c\u2019est l\u2019an\u00e9antissement d\u2019un r\u00eave. Apr\u00e8s ce moment, tout a chang\u00e9. \u00abAvec mon travail au Fera, j\u2019avais un traitement fixe qui permettait de r\u00e9gler certaines charges familiales. Maintenant, c\u2019est l\u2019incertitude\u00bb, souligne Aminata.<\/p>\n\n\n\n<p>Babacar, lui, essaie de se taper quelques boulots intermittents dans le Btp, un secteur qui est aussi en crise. \u00abSi je trouve le chemin, je vais me barrer parce qu\u2019il m\u2019est impossible de rester \u00e0 la maison les bras ballants. Si j\u2019ai la possibilit\u00e9 de partir, je quitterai le pays, peu importe la voie. Diomaye-Sonko m\u2019a tout retir\u00e9&nbsp;: mon emploi et ma dignit\u00e9\u00bb, ajoute Babacar.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, la perte d\u2019un emploi est un drame social dans un pays o\u00f9 la cha\u00eene de solidarit\u00e9 et de prise en charge est immense. Pour d\u2019autres d\u00e9flat\u00e9s, l\u2019espoir est entre les mains de la Justice. Employ\u00e9e au Fongip, Fatou Di\u00e8ye esp\u00e8re que le Tribunal du travail va la r\u00e9tablir dans ses droits. \u00abJ\u2019ai pris un avocat. Au niveau de l\u2019Inspection du travail, on nous a rassur\u00e9s de l\u2019issue favorable. Pour l\u2019instant, il y a beaucoup de reports\u00bb, explique-t-elle. On per\u00e7oit une certaine m\u00e9lancolie dans la voix de cette jeune dame qui a vu tous ses projets an\u00e9antis le 16 d\u00e9cembre 2024, apr\u00e8s que sa direction lui a envoy\u00e9 une demande d\u2019explications pour 16 jours d\u2019absences non justifi\u00e9es, sans \u00abavertissement, sans mise \u00e0 pied\u00bb. Salari\u00e9e en Contrat \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e, responsable du service marketing du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), elle a \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9e le 23 d\u00e9cembre 2024, pour faute lourde suite \u00e0 des \u00ababsences r\u00e9p\u00e9t\u00e9es\u00bb. Elle a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 r\u00e9trograd\u00e9e, avant de subir cette ultime mesure et d\u2019\u00eatre somm\u00e9e de quitter son bureau d\u00e8s la notification de son licenciement. \u00abToutes mes absences ont \u00e9t\u00e9 justifi\u00e9es. J\u2019ai d\u00e9pos\u00e9 les documents n\u00e9cessaires, notamment le certificat m\u00e9dical. On m\u2019a reproch\u00e9 des absences alors que je faisais la repr\u00e9sentation pour ma direction \u00e0 des ateliers. J\u2019ai tout justifi\u00e9\u00bb, ajoute-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, tout est fig\u00e9 depuis la signature de la lettre de licenciement. \u00abOn ne nous a vers\u00e9 aucune indemnit\u00e9. Ma situation a empir\u00e9. Je suis un soutien de famille. Je dois m\u2019occuper de ma fille et d\u2019autres charges. Dans notre structure, certains sont des diab\u00e9tiques et n\u2019arrivent plus \u00e0 se soigner. J\u2019ai envie de pleurer. Ce sont des drames sociaux\u00bb, r\u00e9p\u00e8te l\u2019ex-employ\u00e9e au Fongip. Les mots lui manquent&nbsp;: \u00abC\u2019est injuste\u2026\u00bb Fama Gu\u00e8ye fait \u00e9galement partie de la quinzaine de personnes cong\u00e9di\u00e9es au niveau de la structure. Elle a aussi renvoy\u00e9 la structure devant le Tribunal du travail pour essayer d\u2019obtenir gain de cause. Assistante administrative, elle a \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9e le 24 novembre dernier, aussi pour absences non justifi\u00e9es. \u00abC\u2019est la suite de ce combat. J\u2019ai foi en la Justice de mon pays, mais c\u2019est une \u00e9norme injustice que nous avons subie. Nous faisons face \u00e0 de nombreux probl\u00e8mes comme les banques qui nous harc\u00e8lent \u00e0 cause des pr\u00eats contract\u00e9s avec des \u00e9ch\u00e9ances de remboursement non respect\u00e9es. Mais, celui qui a perdu son emploi ne peut rien rembourser\u00bb, explique-t-elle. Fatou Di\u00e8ye certifie ses d\u00e9clarations&nbsp;: \u00abNous subissons des pressions terribles des banques. A cause de cette situation, les banques refusent de pr\u00eater aux employ\u00e9s sous Cdi.\u00bb Dans ses explications, l\u2019Administratrice g\u00e9n\u00e9rale du Fongip insistait sur le fait \u00abqu\u2019il y a des agents qui se sont permis d\u2019avoir plus de 80 jours d\u2019absences non justifi\u00e9es. Il y a des agents qui ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s \u00e0 des postes de responsabilit\u00e9 et qui n\u2019ont m\u00eame pas eu le Bac. Quand je rentre au Fongip, ma casquette de membre de Pastef, je la laisse dehors et je rentre en tant qu\u2019Administratrice g\u00e9n\u00e9rale\u00bb. \u00abC\u2019est une purge politique\u00bb, accuse une autre licenci\u00e9e. \u00abJ\u2019ai d\u00e9scolaris\u00e9 mes deux enfants parce que je ne peux plus assurer leurs frais de scolarit\u00e9. C\u2019est un \u00e9norme retard dans leurs \u00e9tudes. Je vais les inscrire l\u2019ann\u00e9e prochaine dans le public. Pour l\u2019instant, je me d\u00e9brouille pour la bouffe\u00bb, regrette-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Visage du combat des d\u00e9flat\u00e9s des structures publiques et parapubliques, Boubacar Fall est le coordonnateur du Rassemblement des travailleurs du S\u00e9n\u00e9gal, qui va c\u00e9l\u00e9brer demain le 1er Mai avec un rassemblent \u00e0 Colobane, \u00e0 proximit\u00e9 de Massalikoul Djinane, pour prier pour plus d\u2019abondance. Mais, le c\u0153ur n\u2019est pas \u00e0 la f\u00eate cette ann\u00e9e. \u00abLe nombre de travailleurs licenci\u00e9s est de 30 mille 814 d\u00e9j\u00e0 document\u00e9s par le Rts au 29 avril 2025, secteur par secteur. Les chiffres ne sont pas des statistiques\u2026 Ce sont des milliers de drames familiaux. Des enfants priv\u00e9s de rentr\u00e9e scolaire, des parents humili\u00e9s, des comp\u00e9tences gaspill\u00e9es\u00bb, regrette M. Fall.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, l\u2019Etat laboure tout un champ lexical pour expliquer ces licenciements&nbsp;: d\u00e9parts n\u00e9goci\u00e9s, non-renouvellement de contrats. Du Port autonome de Dakar au Fonds d\u2019entretien routier autonome, en passant par l\u2019A\u00e9roport international Blaise Diagne (Aibd), c\u2019est le crash.<br><strong>bsakho@lequotidien.sn<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lequotidien\u00a0 Pour les personnes licenci\u00e9es dans le secteur public-parapublic, ce 1er Mai n\u2019est pas une F\u00eate du travail. C\u2019est le moment de partager leurs \u00absouffrances\u00bb et les drames sociaux.&nbsp;Par B. SAKHO \u2013&nbsp; Le 31 d\u00e9cembre 2024 fut un bug pour lui. Babacar a perdu son boulot au Fera o\u00f9 il bossait depuis 3 ans. 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