{"id":64778,"date":"2026-04-12T12:27:14","date_gmt":"2026-04-12T12:27:14","guid":{"rendered":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/?p=64778"},"modified":"2026-04-12T12:27:18","modified_gmt":"2026-04-12T12:27:18","slug":"le-commerce-intra-africain-devrait-croitre-de-10-en-2026-a-230-milliards-afreximbank","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/2026\/04\/12\/le-commerce-intra-africain-devrait-croitre-de-10-en-2026-a-230-milliards-afreximbank\/","title":{"rendered":"Le commerce intra-africain devrait cro\u00eetre de 10\u00a0% en 2026, \u00e0 230 milliards\u00a0$ (Afreximbank)"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.agenceecofin.com\/images\/news\/1104-137455-le-commerce-intra-africain-devrait-croitre-de-10-en-2026-a-230-milliards-afreximbank_M.jpg\" alt=\"Le commerce intra-africain devrait cro\u00eetre de 10 % en 2026, \u00e0 230 milliards $ (Afreximbank)\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>(Agence Ecofin) &#8211; La hausse attendue de la valeur des \u00e9changes commerciaux r\u00e9gionaux devrait \u00eatre essentiellement tir\u00e9e par les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en 2025, dont l&rsquo;entr\u00e9e en vigueur du syst\u00e8me panafricain de r\u00e8glement des paiements, la suppression progressive des barri\u00e8res non tarifaires sur les principaux corridors, et l\u2019adoption du protocole de la ZLECAf sur le commerce num\u00e9rique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9changes commerciaux intra-africains devraient progresser de 10&nbsp;% en 2026 pour s\u2019\u00e9tablir \u00e0 230 milliards USD contre 210 milliards USD en 2025, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de la mise en \u0153uvre de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAf), selon un rapport publi\u00e9 le 30 mars 2026 par la Banque africaine d&rsquo;import-export (Afreximbank).<\/p>\n\n\n\n<p>Intitul\u00e9&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;African Trade and Economic Outlook 2026 &#8211; Moving up the ladder&nbsp;: Capturing more value from Africa\u2019s commodities&nbsp;\u00bb<\/em>, le rapport pr\u00e9cise que cette estimation de croissance repr\u00e9sente un sc\u00e9nario optimiste, qui repose sur une convergence entre la stabilit\u00e9 politique, l&rsquo;int\u00e9gration r\u00e9gionale et les r\u00e9formes cibl\u00e9es en mati\u00e8re de comp\u00e9titivit\u00e9, d&rsquo;une part, et la stabilisation du contexte commercial mondial, d&rsquo;autre part. Ce sc\u00e9nario table sur un apaisement des tensions g\u00e9opolitiques, une normalisation partielle des cha\u00eenes logistiques et un regain de confiance dans le syst\u00e8me commercial multilat\u00e9ral, permettant ainsi aux \u00e9conomies africaines de traduire leurs r\u00e9formes structurelles en gains durables en termes de commerce et de revenus.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019am\u00e9lioration des perspectives du commerce intra-r\u00e9gional devrait ainsi \u00eatre tir\u00e9e par la dynamique issue des avanc\u00e9es r\u00e9alis\u00e9es en 2025, comme l&rsquo;entr\u00e9e en vigueur du syst\u00e8me panafricain de r\u00e8glement des paiements (PAPSS), qui doit permettre de r\u00e9duire les co\u00fbts de change de 20 \u00e0 30&nbsp;%, la suppression progressive des barri\u00e8res non tarifaires sur les principaux corridors commerciaux et l\u2019adoption du protocole de la ZLECAf sur le commerce num\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2026, la part du commerce intra-africain dans les \u00e9changes commerciaux globaux du continent devrait atteindre 16&nbsp;%, contre une moyenne de 15&nbsp;% au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Les secteurs manufacturier et agroalimentaire gagneront en importance pour repr\u00e9senter 48&nbsp;% \u00e0 50&nbsp;% des flux commerciaux intra-africains contre 46&nbsp;% en 2025, ce qui compenserait le ralentissement des \u00e9changes de mati\u00e8res premi\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autre part, les flux commerciaux r\u00e9gionaux devraient devenir plus \u00e9quilibr\u00e9s entre les sous-r\u00e9gions du continent.&nbsp;L\u2019Afrique australe restera le premier moteur du commerce intra-r\u00e9gional, mais l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration attendue de la mise en \u0153uvre de la ZLECAf devrait \u00e9largir la participation de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest et de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, tandis que l&rsquo;Afrique du Nord continuerait \u00e0 afficher un renforcement de ses liens commerciaux avec les autres sous-r\u00e9gions.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un grand potentiel inexploit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le rapport indique par ailleurs que les \u00e9changes commerciaux globaux de l\u2019Afrique (commerce intra et extra-africain) ont atteint environ 1&nbsp;400 milliards USD durant l\u2019ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e. La balance commerciale de l&rsquo;Afrique pr\u00e9sente un d\u00e9s\u00e9quilibre&nbsp;: les exportations hors Afrique sont domin\u00e9es par les mati\u00e8res premi\u00e8res (60&nbsp;% et 70&nbsp;% du total), tandis que les importations sont domin\u00e9es par les produits manufactur\u00e9s (60,5&nbsp;% du total).<\/p>\n\n\n\n<p>La part du continent dans les exportations mondiales est rest\u00e9e modeste, \u00e0 environ 3&nbsp;%, ce qui montre que la r\u00e9cente reprise des \u00e9changes commerciaux a \u00e9t\u00e9 davantage favoris\u00e9e par des effets conjoncturels sur les prix que par une transformation fondamentale de la place du continent au sein des cha\u00eenes de valeur mondiales. Malgr\u00e9 les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par l&rsquo;Afrique pour diversifier ses partenaires commerciaux, son \u00e9conomie reste expos\u00e9e \u00e0 la volatilit\u00e9 des prix des mati\u00e8res premi\u00e8res. L&rsquo;ampleur de cette d\u00e9pendance varie d&rsquo;une sous-r\u00e9gion \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Afrique du Nord combine des exportations de grande valeur avec une diversification relativement importante, tandis que l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et l&rsquo;Afrique centrale affichent une forte concentration de leurs exportations, domin\u00e9es par le p\u00e9trole brut, les produits agricoles non transform\u00e9s et les produits miniers. Bien que l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est soit celle qui exporte le moins en valeur, elle pr\u00e9sente une diversification relativement plus grande, refl\u00e9tant la diversit\u00e9 de son agriculture et une industrie l\u00e9g\u00e8re \u00e9mergente.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces faiblesses rec\u00e8lent cependant des opportunit\u00e9s. Les exportations africaines sont inf\u00e9rieures d\u2019environ 433,8 milliards USD \u00e0 leur potentiel, ce qui repr\u00e9sente une opportunit\u00e9 inexploit\u00e9e tant pour le secteur priv\u00e9 que pour les partenaires de d\u00e9veloppement. La transformation des produits agricoles et le traitement des minerais pourraient permettre au continent d\u2019exploiter ce potentiel.<\/p>\n\n\n\n<p>La transformation des produits agricoles pourrait faire progresser les recettes d&rsquo;exportation de 42,3&nbsp;%, alors que la transformation des produits miniers est capable d\u2019augmenter la croissance du PIB de 4,3 points de pourcentage, de cr\u00e9er 412&nbsp;000 nouveaux emplois et de g\u00e9n\u00e9rer 120 milliards USD de recettes d&rsquo;exportation par an aux stades avanc\u00e9s. Pour exploiter pleinement ces opportunit\u00e9s, l&rsquo;Afrique doit notamment renforcer son int\u00e9gration r\u00e9gionale, am\u00e9liorer la gouvernance et investir davantage dans le d\u00e9veloppement des infrastructures.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Walid K\u00e9fi<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Edit\u00e9 par&nbsp;:&nbsp;<em>Feriol Bewa<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(Agence Ecofin) &#8211; La hausse attendue de la valeur des \u00e9changes commerciaux r\u00e9gionaux devrait \u00eatre essentiellement tir\u00e9e par les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en 2025, dont l&rsquo;entr\u00e9e en vigueur du syst\u00e8me panafricain de r\u00e8glement des paiements, la suppression progressive des barri\u00e8res non tarifaires sur les principaux corridors, et l\u2019adoption du protocole de la ZLECAf sur le commerce [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":64779,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1447],"tags":[],"class_list":["post-64778","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/64778","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=64778"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/64778\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":64780,"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/64778\/revisions\/64780"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/64779"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=64778"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=64778"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lestracesdelinfo.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=64778"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}