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L’Assemblée nationale a adopté, lors de sa séance plénière tenue mardi matin, sous la présidence du député Ahmedou Mohamed Mahfoudh M’Balla, son vice-président, deux projets de loi autorisant la ratification d’une convention- cadre (financement sous forme de vente à terme) et d’une convention de crédit signées le 18 octobre 2025 entre la République islamique de Mauritanie et la Banque islamique de développement (BID), destinées au financement du projet d’extension du Centre national de cardiologie de Nouakchott.

Dans son exposé du projet de loi autorisant la ratification de la convention- cadre (financement sous forme de vente à terme) signé le 18 octobre 2025 entre la République islamique de Mauritanie et la Banque islamique de développement, destinée à financer le projet d’extension du Centre national de cardiologie de Nouakchott, le ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Abdallahi Souleymane Cheikh Sidiya, a souligné que l’amélioration des services de santé offerts aux citoyens constitue l’un des axes prioritaires du programme de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, précisant que le projet de loi permettra de porter la capacité d’accueil du centre de 126 à 206 lits et de réduire le recours aux évacuations médicales vers l’étranger pour obtenir des soins médicaux cardiovasculaires.
Le projet de loi présenté prévoit l’extension des infrastructures du centre, l’acquisition des équipements médicaux et des installations modernes nécessaires, conformément aux dernières normes techniques en vigueur, ainsi que d’autres éléments liés au développement des capacités du personnel du centre, au soutien à la gestion du projet, aux services d’audit financier et à la réponse aux urgences.
Il a précisé que le coût total du projet s’élève à environ 29 260 000 euros, répartis comme suit : gouvernement mauritanien (3 080 000 euros), prêt à taux préférentiel ( (8 180 000) euros, un prêt à terme (18 000 000) euros, ajoutant que le financement actuel de la Banque islamique de développement s’élève à (18 000 000) euros, soit l’équivalent de 834 000 000 ouguiyas, accordé sous forme de prêt à terme, remboursable sur 20 ans, dont une période de grâce de 4 ans, avec une marge bénéficiaire de 1,9 % par an.
En ce qui concerne le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé le 18 octobre 2025 entre la République islamique de Mauritanie et la Banque islamique de développement, destiné à financer le projet d’extension du Centre national de cardiologie de Nouakchott, le ministre des Affaires économiques et du Développement a expliqué que ce projet de loi permettra de répondre à la demande croissante de la population en matière de soins de santé spécialisés dans le domaine cardiovasculaire.
Il garantira également l’accès à des soins de santé de haute qualité pour les maladies cardiovasculaires et les maladies associées à près de 100 % de la population mauritanienne.
M. Abdallahi Souleymane Cheikh Sidiya a précisé que le projet de loi comprend quatre volets principaux, dont l’extension du Centre national de cardiologie de Nouakchott, qui comprendra un bâtiment de trois étages d’une superficie totale de 11 500 mètres carrés doté d’équipements modernes, le développement des équipements médicaux, du mobilier et des technologies de l’information, les services de conception et de supervision, et le développement des capacités (formation et recherche).
Le financement actuel de la Banque islamique de développement s’élève à 8 180 000 euros, soit environ 379 000 000 ouguiyas, sous la forme d’un prêt à taux préférentiel, remboursable sur 25 ans, dont une période de grâce de 7 ans, avec des frais d’engagement de 1,5 % par an.
Les députés ont salué l’importance du projet et la qualité des services fournis par le Centre national de cardiologie. Ils ont également abordé dans leurs interventions la nécessité de faire en sorte que le prêt ait un impact positif sur les prix des services fournis par le Centre national de cardiologie aux patients, tout en préservant la qualité de ces services et la facilité de leur accès ;
Les députés ont axé en particulier sur le fait de s’assurer que les enfants ayant des besoins spéciaux bénéficient du projet, en prenant en charge leurs soins gratuitement et en suivant leur état de santé cardiaque dès les premiers stades.