
Le gouvernement malien a annoncé, le 23 avril 2026, le rachat de 26 030 tonnes de riz local invendu auprès de l’interprofession de la filière, une mesure destinée à soutenir les producteurs tout en limitant la hausse des prix à l’approche de la période de soudure.
La décision du gouvernement malien de racheter 26 030 tonnes de riz invendus intervient dans un contexte de pression alimentaire persistante. Selon les projections humanitaires pour 2026, environ 5,1 millions de personnes ont besoin d’assistance au Mali, tandis que le Programme alimentaire mondial estime que 1,6 million de personnes pourraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë durant la soudure.
Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a souligné les difficultés d’écoulement du riz local, pénalisé par des coûts de production élevés qui le rendent moins compétitif face au riz importé. L’opération sera confiée à l’Office des produits agricoles du Mali, avec une subvention publique visant à couvrir les coûts d’achat et de commercialisation.
Les autorités prévoient de remettre ces stocks sur le marché à des prix accessibles afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages et de stabiliser les prix. Cette mesure s’inscrit en complément du Plan national de réponse 2026, qui prévoit déjà la distribution de 20 000 tonnes de vivres au profit de 1,5 million de personnes vulnérables.
Au-delà de l’écoulement d’un stock, cette initiative vise un triple objectif : soutenir les producteurs locaux, garantir l’accès des populations à une denrée de base et renforcer la capacité de l’État à contenir les tensions alimentaires dans une période critique.
MD/te/Sf/APA