
ÉMERGENCE MAURITANIE – Le ministre de l’Équipement et des Transports, Aly Ould El Veirik, a tenu l’Établissement des travaux d’entretien routier (ETER) pour pleinement responsable des retards constatés dans les interventions sur le réseau routier national, estimant que la lenteur dans le traitement des incidents ne serait plus acceptable.
Cette mise en garde intervient après les perturbations enregistrées notamment à Boudami et Guerou, où les interventions ont tardé, en particulier pour traiter la situation de camions immobilisés. Le ministère a présenté ses excuses aux voyageurs concernés, tout en assurant que les dysfonctionnements constatés feraient désormais l’objet d’un suivi plus étroit.
Le ministre a demandé à l’ETER d’intervenir immédiatement en cas de dégradation de la chaussée, d’obstruction ou de tout incident perturbant la circulation, avec l’obligation de maintenir disponibles les engins et équipements nécessaires au rétablissement rapide du trafic. Il a également exigé une surveillance permanente du réseau et un signalement rapide des incidents.
La responsabilité de l’ETER s’inscrit dans un cadre contractuel précis. L’établissement est lié à l’État par le contrat-programme n°09 pour l’entretien du réseau routier national sur la période 2025-2027, entièrement financé sur ressources publiques pour un montant de 1,8 milliard MRU sur trois ans.
Ce programme confie explicitement à l’ETER le désensablement des routes, l’entretien courant et périodique ainsi que les interventions d’urgence. Il prévoit également la mise en place de bases routières à l’intérieur du pays afin de rapprocher les moyens d’intervention des principaux axes et de réduire les délais de réponse.
À ce contrat consacré au réseau national s’ajoute un second programme contractuel, dédié aux voiries urbaines sur la même période 2025-2027, doté de 600 millions MRU. Au total, les deux dispositifs représentent ainsi 2,4 milliards MRU de financements publics sur trois ans pour l’entretien du réseau confié à l’ETER.
La nouvelle mise en garde du ministre intervient donc alors que l’établissement dispose d’un mandat contractuel spécifique et de financements publics dédiés notamment aux interventions d’urgence, plaçant désormais la rapidité de réaction et la disponibilité des moyens au centre de l’évaluation de son dispositif d’entretien routier.