AMI


Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a inauguré, ce jeudi, à travers l’application « Injaz », depuis la wilaya de Nouakchott Sud, les infrastructures réalisés dans le cadre de la première phase du programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott et donné le coup d’envoi des travaux de mise en œuvre de sa deuxième phase, dans le cadre des festivités commémorant le 66e anniversaire de la fête de l’Indépendance nationale.
Au cours de la cérémonie, le Président de la République a suivi une présentation faisant le point sur les principales réalisations de la première phase du programme ainsi que sur les grands axes de sa deuxième phase. Cette présentation a notamment mis en évidence le rôle du programme dans l’amélioration de l’accès des habitants de la capitale aux services de base, la qualité des prestations des infrastructures de services et le développement des équipements urbains.

Dans une allocution prononcée au nom des ministres chargés de l’inauguration des différentes composantes du programme et du lancement de sa deuxième phase, le ministre des Affaires économiques et du Développement, M. Mohamedou Ahmedou Mhaimid, a affirmé que l’enveloppe financière allouée à la deuxième phase du Programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott, estimée à environ 115 milliards d’ouguiyas (MRO), témoigne de la place qu’occupe le développement de la capitale parmi les priorités de l’action gouvernementale.
Il a expliqué que Son Excellence le Président de la République avait lancé la première phase du programme le 20 janvier 2025, depuis la moughataa de Riyad, dans le cadre d’une vision visant à rapprocher davantage les actions de développement des citoyens et à renforcer leur impact direct sur leur vie quotidienne.
Il a ajouté que le Gouvernement, sous la supervision, la coordination et le suivi du Premier ministre, M. El Moctar Ould Djay, s’est attaché à traduire les objectifs du programme en projets de développement concrets, répondant aux besoins essentiels des habitants de la capitale et contribuant à l’amélioration de leurs conditions de vie.
Il a indiqué que la première phase, mise en œuvre sur une période de 16 mois et dotée d’une enveloppe financière de 69 milliards d’ouguiyas (MRO), visait à remédier aux dysfonctionnements les plus urgents, à renforcer l’accès aux services essentiels et à élargir l’accès à ces services dans les différentes moughataas de Nouakchott.
Le ministre a souligné que le bilan de la première phase a mis en évidence l’importance de la coordination, de l’action gouvernementale concertée et de la transparence dans l’obtention de résultats concrets. Il a insisté sur le fait que la responsabilité du Gouvernement ne se limite pas à la réalisation des infrastructures et à leur livraison, mais s’étend également à leur mise en service, à leur bonne gestion et à la garantie qu’elles remplissent pleinement leur rôle en fournissant des services efficaces, adaptés aux besoins et aux aspirations des citoyens.

La présidente de la Région de Nouakchott, Mme Fatimetou Mint Abdel Malick, a pour sa part déclaré que le lancement de la deuxième phase du Programme de développement de la ville de Nouakchott, parallèlement à la deuxième phase du Programme d’urgence visant à généraliser l’accès aux services essentiels au développement local, traduit la volonté de Son Excellence le Président de la République d’opérer une transformation concrète sur le plan du développement. Celle-ci repose sur l’amélioration de la qualité des services, la généralisation de leur accès et leur rapprochement des citoyens, à travers l’orientation des interventions et des ressources en fonction des besoins des populations, afin de garantir davantage de justice et d’équité dans leur répartition.
Elle a indiqué que la première phase du Programme de développement de Nouakchott a constitué une étape importante dans l’amélioration du cadre urbain de la ville, grâce à des interventions ayant porté sur les infrastructures, les services essentiels, les équipements et les installations publiques. Ces interventions ont été définies sur la base des priorités dégagées lors des concertations avec les autorités administratives, les élus et les acteurs locaux.
Elle a précisé que le taux de réalisation de ces interventions a dépassé 97 %, grâce à la conjugaison des efforts de l’ensemble des départements ministériels, ainsi qu’au suivi rigoureux et à l’accompagnement continu assurés par le Gouvernement.
Elle a réaffirmé la pleine disponibilité de la Région de Nouakchott à assumer ses responsabilités et à contribuer activement à la réussite de ce programme de développement, en mobilisant toutes les ressources disponibles à cet effet et en s’engageant à œuvrer avec détermination aux côtés du Gouvernement et de l’ensemble des partenaires.

Pour sa part, le maire de la commune d’Arafat, M. Mohamed Mahmoud Ould Ahmed Jiddou, avait auparavant salué, dans une allocution, le choix porté sur Arafat pour le lancement de la deuxième phase du Programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott. Il a indiqué que les habitants de la commune se félicitent de ce choix, cette initiative, lancée à partir de leur commune, étant destinée à bénéficier à l’ensemble des habitants de la capitale.
Le maire a ensuite présenté aux participants les principales réalisations accomplies au profit des citoyens de la commune sous la présidence de Son Excellence le Président de la République. Celles-ci comprennent notamment l’augmentation du nombre de salles de classe, le bitumage des routes urbaines et le désenclavement, ainsi que l’accès des ménages à faibles revenus aux programmes de « Taazour » et l’attribution de cartes d’approvisionnement à 2 000 familles résidant dans la commune.
Le coût global des marchés de la première phase s’est élevé à 69 milliards d’ouguiyas (MRO). Exécutée sur une période de 16 mois, cette phase a couvert plusieurs secteurs essentiels, dont la plupart des projets ont été achevés, tandis que d’autres affichent des taux d’avancement élevés.
Dans le secteur de l’éducation, les travaux ont été achevés à 100 %, avec la réalisation de 1 335 salles de classe. Dans le domaine de la santé, 18 centres de santé ont été réalisés sur les 28 prévus. Cinq autres centres devraient être achevés au cours du prochain mois, tandis que le taux d’avancement des travaux dans les cinq derniers a dépassé 80 %.
Concernant le volet de l’eau et de l’assainissement, l’ensemble des projets relatifs à l’approvisionnement en eau potable et au remblayage des mares d’eaux stagnantes ont été achevés à 100 %. Les travaux liés à l’évacuation des eaux pluviales affichent, quant à eux, un taux d’exécution de 70 %.
Le taux de réalisation du volet relatif à l’accès à l’électricité et à l’éclairage public a atteint 92,9 %. Les travaux de voirie urbaine ont été entièrement achevés, avec un taux de réalisation de 100 %. De même, tous les projets relevant du volet jeunesse et sports ont été achevés, à l’exception de la piscine olympique, dont le taux d’avancement est de 60 %.
Les projets relevant du volet environnement et aménagement urbain ont également été réalisés à 100 %. En revanche, les projets de construction du Monument de la Nation et d’aménagement des deux mares de « Taazour » et de Tarhil ont été reportés à la deuxième phase du programme.
Après la présentation du bilan de la première phase, Son Excellence le Président de la République a lancé la deuxième phase du programme, qui vise à consolider les acquis et à élargir le champ des interventions en matière de développement, à travers l’intégration de nouveaux projets répondant aux attentes des populations et renforçant les ambitions de modernisation de la capitale et de développement de ses infrastructures urbaines.
Cette deuxième phase sera exécutée sur une période de 16 mois, pour une enveloppe financière estimée à 115 milliards d’ouguiyas (MRO). Elle poursuivra les efforts engagés dans les différents secteurs couverts par la première phase, tout en élargissant la portée des projets et en introduisant de nouvelles interventions.
Dans le domaine de l’éducation, les efforts se poursuivront pour accroître l’offre scolaire, avec la création d’internats, de jardins d’enfants et de centres destinés aux personnes à besoins spécifiques.
En matière de santé, l’accent sera mis sur le développement de la médecine spécialisée et la prise en charge des urgences. Les efforts se poursuivront également pour étendre les réseaux d’approvisionnement en eau et d’assainissement et assurer le traitement des mares d’eaux stagnantes.
Les acquis dans le domaine de l’électricité et de l’éclairage public seront consolidés à travers la construction de dizaines de nouveaux postes de transformation, de lignes de raccordement et de réseaux d’éclairage.
La deuxième phase prévoit également le renforcement du réseau routier, la construction de cinq ponts au niveau des principaux carrefours, ainsi que la mise à la disposition des jeunes d’espaces plus vastes pour la pratique sportive et le développement de leurs talents. La modernisation urbaine constituera, par ailleurs, un volet essentiel de cette nouvelle phase du programme.
Après avoir présenté le bilan de la première phase, Son Excellence le Président de la République a lancé la deuxième phase du programme, qui vise à consolider les acquis réalisés et à élargir le champ des interventions en matière de développement, à travers l’intégration de nouveaux projets répondant aux attentes des populations et renforçant les ambitions liées à la modernisation de la capitale et au développement de ses infrastructures urbaines.
Cette deuxième phase sera mise en œuvre sur une période de 16 mois, pour une enveloppe financière estimée à 115 milliards ouguiyas (MRO). Elle poursuivra les efforts de développement des différentes composantes couvertes par la première phase, tout en élargissant le champ des projets et en introduisant de nouvelles interventions.
Au niveau de la composante Éducation, les efforts se poursuivront pour accroître l’offre scolaire, avec la création d’internats pour les élèves, de jardins d’enfants et de centres pour les personnes à besoins spécifiques. Un budget de 9,3 milliards d’ouguiyas (MRO) a été alloué à cette composante. Il servira à construire 510 salles de classe, deux lycées, sept collèges, 18 écoles primaires et 170 salles de cours, ainsi qu’à réhabiliter cinq établissements scolaires.
Cette composante prévoit également la construction de six jardins d’enfants, la réhabilitation de deux centres pour enfants à besoins spécifiques et la construction de deux internats d’une capacité de 300 élèves chacun au lycée d’excellence n° 1.
S’agissant de la composante Santé, l’accent sera mis sur la médecine spécialisée et la prise en charge des urgences. Une enveloppe de 11,8 milliards d’ouguiyas (MRU) lui a été consacrée pour la construction d’un centre de santé maternelle et infantile de troisième niveau, la création de cinq services d’urgence modernes dans les hôpitaux, ainsi que la construction de trois centres modernes de dialyse, d’une capacité de 15 lits chacun, dans les moughataas de Sebkha, Riyad et Toujounine. Il est également prévu de construire un centre national spécialisé dans le traitement des grands brûlés, un centre national de santé mentale et de prise en charge des addictions, ainsi qu’un centre de diagnostic.
Dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, les efforts se poursuivront pour étendre les réseaux d’approvisionnement en eau et d’assainissement et traiter les eaux stagnantes. Un budget de 6,5 milliards d’ouguiyas (MRO) a été alloué à cette composante. Il sera consacré au renforcement de la capacité des stations et des équipements de pompage, à la construction de nouveaux réseaux d’adduction d’eau et à l’extension des réseaux existants, au traitement des fuites d’eau ainsi qu’à la réhabilitation des points d’approvisionnement en eau.
En matière d’assainissement, les interventions porteront sur la réhabilitation de l’ancienne station d’épuration, le nettoyage et l’entretien des conduites du réseau existant, l’extension de ce réseau et le remblayage de 43 bassins d’eaux stagnantes.
Les acquis dans le domaine de l’électricité et de l’éclairage public seront consolidés grâce à la réalisation de dizaines de nouveaux postes de transformation, de lignes de raccordement et de réseaux d’éclairage. La composante consacrée à l’accès à l’électricité et à l’éclairage public bénéficie d’un budget de 14,8 milliards d’ouguiyas (MRO), destiné à la réalisation de 41 nouveaux postes de transformation électrique, à la mise en place de lignes de raccordement supplémentaires et de 187 kilomètres de réseaux d’éclairage public, ainsi qu’à la modernisation de certains postes existants et à la construction de nouvelles lignes de distribution basse tension, en remplacement des lignes vétustes.
Dans le cadre de cette même composante, il est également prévu de réhabiliter, de renforcer et d’étendre 55 kilomètres du réseau de 33 kV, 267 kilomètres du réseau de 15 kV et 200 kilomètres du réseau basse tension, en plus de l’installation de 187 kilomètres de réseaux d’éclairage public.
La deuxième phase du programme prévoit également le renforcement du réseau routier. Une enveloppe de 3,8 milliards d’ouguiyas (MRO) a été allouée à cette composante, qui permettra de réaliser 82 kilomètres de routes, dont 70 kilomètres de voies principales réparties entre les communes de la capitale. Elle prévoit également le raccordement de la route périphérique au réseau urbain à travers deux axes, l’aménagement de certains axes en voies urbaines rapides sur une longueur de 15 kilomètres, ainsi que la construction de cinq ponts au niveau des principaux points de congestion routière.
Dans le domaine de la jeunesse et des sports, le programme entend offrir aux jeunes des espaces plus vastes pour la pratique sportive et le développement de leurs talents. Un budget de 2,4 milliards d’anciennes ouguiyas a été réservé à cette composante. Il servira à construire et à réhabiliter des maisons des jeunes dans les moughataas de Dar Naïm, de Teyarett et d’Arafat, à réaliser 24 terrains de sport de proximité et à développer les infrastructures existantes, notamment le stade olympique, le stade d’Arafat, le stade de Toujounine, la salle de lutte de Sebkha et le stade de Riyad.
Cette composante prévoit également la réalisation d’une étude en vue de l’extension du stade olympique et de l’augmentation de sa capacité à 25 000 places, ainsi que la construction d’un hippodrome à Nouakchott.
Pour la composante Environnement et aménagement urbain, une enveloppe de 3,1 milliards d’ouguiyas (MRO) a été mobilisée. Elle permettra de réaliser des études sur la restructuration du centre-ville de Nouakchott, de lancer les travaux de réhabilitation des jardins de Sebkha et de l’avenue Cheikh Zayed, ainsi que le pavage de l’axe Atak El Kheir–El Badil sur une longueur de deux kilomètres, avec la généralisation de cette expérience à d’autres axes de la ville.
Les interventions porteront également sur la réhabilitation d’une place publique à Teyarett et du jardin situé devant le ministère des Affaires économiques et du Développement et l’Académie diplomatique, ainsi que sur la construction de trois abattoirs, l’extension d’un abattoir existant et la construction d’une clinique vétérinaire.
La cérémonie d’inauguration de la première phase et de lancement de la deuxième s’est déroulée en présence du Premier ministre, M. El Moctar Ould Djay, du président de l’Assemblée nationale, du président de l’Institution de l’opposition démocratique, de la ministre secrétaire générale de la Présidence de la République, du ministre chargé du cabinet du Président de la République, des deux ministres conseillers à la Présidence de la République, des membres du Gouvernement, des walis des 3 wilayas de Nouakchott, de la présidente de la Région de Nouakchott, des hakems des moughataas de Nouakchott, de leurs maires, des commandants des forces militaires et sécuritaires ainsi que des membres du corps diplomatique accrédité en Mauritanie.