AFRIMAG – Le Sénégal et la Mauritanie enregistrent leurs premières retombées économiques significatives issues de l’exploitation du pétrole et du gaz, marquant un tournant énergétique majeur pour les deux pays ouest-africains.

Au Sénégal, la mise en production du champ pétrolier offshore Sangomar en 2024 a rapidement généré des résultats tangibles. La production a atteint environ 36 millions de barils en 2025, permettant à l’État sénégalais de mobiliser plus de 440 milliards FCFA de revenus extractifs. 

Le secteur contribue désormais fortement à la croissance économique nationale, estimée à près de 7 %, tout en soutenant la stratégie de réduction du coût de l’électricité grâce au gaz domestique.

Côté mauritanien, les effets économiques sont liés principalement au projet gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), exploité conjointement avec le Sénégal. Les premières exportations de gaz naturel liquéfié ont débuté en 2025. À pleine capacité, la phase initiale du projet devrait produire 2,3 à 2,5 millions de tonnes de GNL par an, générant pour la Mauritanie des recettes appelées à croître progressivement dans les prochaines années.

Si le Sénégal bénéficie déjà d’un impact budgétaire immédiat grâce au pétrole, la Mauritanie mise davantage sur un revenu gazier durable à moyen terme, susceptible de transformer structurellement une économie longtemps dépendante du secteur minier et halieutique.

L’exploitation conjointe des ressources offshore positionne désormais l’espace Sénégal–Mauritanie comme un nouveau pôle énergétique émergent en Afrique de l’Ouest.

Par La rédaction, Comité Éditorial – Casablanca

By Albert C. Diop

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