sahel-intellegence.com

Les autorités du Somaliland ont démenti, jeudi, les déclarations du président somalien selon lesquelles la région séparatiste aurait accepté d’accueillir des Palestiniens ou d’autoriser l’installation d’une base militaire israélienne dans le golfe d’Aden en contrepartie de la reconnaissance de son indépendance par Israël.
Israël est devenu la semaine dernière le premier Etat à reconnaître le Somaliland comme un pays « indépendant et souverain », une annonce qui a suscité des manifestations dans plusieurs villes de Somalie.
S’exprimant mercredi sur la chaîne qatarie Al Jazeera, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud, affirmant s’appuyer sur des informations des services de renseignement, a soutenu que le Somaliland aurait accepté trois exigences israéliennes : la réinstallation de Palestiniens, l’établissement d’une base militaire dans le golfe d’Aden et l’adhésion aux accords d’Abraham visant à normaliser les relations avec Israël.
Dans un communiqué publié sur le réseau social X, le ministère des Affaires étrangères du Somaliland a rejeté les deux premières accusations, qualifiant ces informations de « fausses » et de « dénuées de fondement ». « Le gouvernement de la République du Somaliland rejette catégoriquement les allégations concernant la réinstallation de Palestiniens ou l’implantation de bases militaires sur son territoire », a-t-il affirmé, soulignant que l’accord conclu avec Israël est « strictement diplomatique ».
Les autorités ont également dénoncé une tentative visant à tromper la communauté internationale et à compromettre les avancées diplomatiques réalisées par le Somaliland.
Des analystes estiment toutefois qu’un rapprochement avec le Somaliland présente un intérêt stratégique majeur pour Israël, en raison de sa position au niveau du détroit de Bab-el-Mandeb, à proximité du Yémen, où les terroristes houthis, soutenus par l’Iran, ont multiplié les attaques contre Israël depuis le début de la guerre à Gaza.
Le Somaliland a proclamé unilatéralement son indépendance en 1991, à la suite de l’effondrement de l’Etat somalien après la chute du régime de Siad Barre.