Lequotidien

Trois ans après la finale de Yaoundé et les barrages du Mondial, le Sénégal et l’Egypte croisent à nouveau le fer ce mercredi à 17h Gmt. Forts de leur parcours sans faute à Tanger, les hommes de Pape Thiaw devront écarter leur rival historique, tombeur de la Côte d’Ivoire, pour s’offrir une quatrième finale continentale et confirmer leur suprématie sur l’Afrique.

Les retrouvailles s’annoncent explosives. Ce mercredi à Tanger, le Sénégal défie l’Egypte en demi-finale de la Can 2025. Entre des Lions en quête d’une deuxième étoile et des Pharaons revanchards après les traumatismes de 2022, cette affiche de gala promet un duel électrique marqué par l’ultime face-à-face entre Sadio Mané et Mohamed Salah.

Aujourd’hui, ce match est un classique africain devenu incontournable. Ce choc n’est plus un simple match de football, c’est devenu le nouveau «Clasico» du continent. Pour la troisième fois en trois ans, le Sénégal et l’Egypte se croisent dans une rencontre à élimination directe au sommet. Le passif récent entre les deux nations pèse lourd dans la balance psychologique : en février 2022, le Sénégal remporte sa première Can aux tirs aux buts face aux Pharaons. En mars 2022, les Lions éliminent l’Egypte lors des barrages pour le Mondial au Qatar, encore aux tirs aux buts.

Le duel des légendes : Mané vs Salah
A chaque fois, Sadio et Salah sont sur le terrain pour décider de l’issue des rencontres. Ils ne sont plus certes partenaires à Liverpool, mais le duel est toujours haletant. C’est sans doute l’un des derniers grands chapitres de leur rivalité fraternelle. Sadio Mané arrive avec une fraîcheur physique impressionnante. Bien que jouant en Arabie Saoudite, il reste le métronome des Lions.

Mohamed Salah, malgré une période de transition en club, porte sur ses épaules l’espoir de tout un Peuple. Pour lui, cette Can est l’ultime chance de briser le signe indien après deux finales perdues (2017 et 2021).

L’enjeu historique
Pour le Sénégal, une victoire signifierait une quatrième finale de Can (2002, 2019, 2021 et potentiellement 2025). Ce serait l’occasion d’asseoir définitivement sa domination sur le football africain de cette décennie.

Pour l’Egypte, c’est une question de reconquête. Les Pha­raons n’ont plus soulevé le trophée depuis 2010. Eliminer le Sénégal, leur «bourreau» de 2022, serait perçu comme une passation de pouvoir en sens inverse.

L’avantage du terrain : Tanger, le «fief» sénégalais
Depuis le début de la compétition, le Sénégal a pris ses marques à Tanger. Le groupe de Pape Thiaw y a construit sa confiance. Evoluer dans un stade familier est un avantage non négligeable face à une équipe égyptienne qui a dû laisser beaucoup d’énergie pour sortir le champion sortant ivoirien à Agadir.

Une Egypte revancharde et robuste
L’Egypte a prouvé en quart de finale qu’elle n’était jamais aussi dangereuse que lorsqu’elle est sous pression. En éliminant la Côte d’Ivoire (3-2), les Pharaons ont envoyé un message fort : leur défense est peut-être moins hermétique qu’autrefois, mais leur capacité de réaction offensive est décuplée.

Bien sûr, la fraîcheur physique sera le facteur X. Le Sénégal semble avoir eu un parcours plus «maîtrisé», tandis que l’Egypte sort d’une bataille épique contre les Ivoiriens après une prolongation face au Bénin lors des 8èmes de finale.

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By Albert C. Diop

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