
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’exprime lors d’une rencontre avec le vice-président américain dans ses bureaux à Jérusalem, le 22 octobre 2025. | NATHAN HOWARD / AFP
Dans un contexte d’escalade militaire rapide entre Israël et l’Iran, les Corps des Gardiens de la Révolution islamique ont annoncé avoir ciblé des sites stratégiques israéliens, dont le bureau du PM, à l’aide de missiles de type « Kheibar », alimentant les craintes d’un embrasement régional.
Dans un communiqué diffusé en arabe et relayé par des médias proches du pouvoir, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir « visé le bureau du Premier ministre de l’entité sioniste et le site du commandant des forces aériennes israéliennes ». Aucune confirmation indépendante n’a, à ce stade, corroboré ces déclarations, et les autorités israéliennes n’ont pas immédiatement réagi.
Ces frappes interviennent après des opérations menées samedi par les États-Unis et Israël contre des cibles en Iran, suivies de ripostes iraniennes par missiles et drones en direction du territoire israélien ainsi que contre des positions militaires américaines dans la région.
Le contexte militaire s’est fortement aggravé après l’annonce du décès du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué lors de frappes menées contre Téhéran, selon la télévision d’État iranienne. Celle-ci a décrété quarante jours de deuil national. Les Corps des Gardiens de la Révolution islamique ont promis des représailles, tandis que l’Iran a intensifié ses tirs de missiles et de drones.
De son côté, le commandement militaire américain United States Central Command (CENTCOM) a confirmé dimanche la mort de trois militaires américains et des blessures graves pour cinq autres dans le cadre de l’opération « Epic Fury ». Plusieurs autres soldats ont été légèrement blessés. Le commandement a indiqué que la situation restait « fluide », alors que les opérations se poursuivent et que le président américain, Donald Trump a promis de venger les soldats tués.
Selon les autorités iraniennes et le Croissant-Rouge iranien, le bilan humain s’alourdit avec plusieurs centaines de morts et de nombreuses villes touchées par les bombardements. En Israël, les systèmes de défense aérienne sont fortement mobilisés pour intercepter les missiles tirés depuis l’Iran, tandis que des explosions ont été signalées à Jérusalem et dans le sud du pays.
Plusieurs États du Golfe ont été placés en état d’alerte face aux risques d’extension du conflit. Les tensions actuelles s’inscrivent dans la continuité d’une confrontation intensifiée depuis 2025, notamment après des frappes israéliennes contre des infrastructures nucléaires iraniennes.
Les appels internationaux à la désescalade et au retour au dialogue se multiplient, mais les perspectives de négociations demeurent incertaines, alors que les implications sécuritaires et diplomatiques de la crise dépassent désormais le cadre strictement bilatéral.
AC/Sf/APA