
Les attaques dirigées contre le Directeur Général des Douanes dépassent largement le cadre d’une simple critique administrative.
Elles relèvent davantage du procès d’intention que d’une démonstration fondée sur des faits établis et des décisions de justice. Dans un État de droit, nul ne peut être déclaré coupable sur la seule base d’affirmations, aussi catégoriques soient-elles.
Les accusations d’abus de pouvoir, de corruption ou de faute intentionnelle sont d’une gravité extrême et ne sauraient être portées dans l’espace public sans preuves établies ni décision des juridictions compétentes.
Le Directeur Général des Douanes est un serviteur de l’État dont le parcours force le respect. Son intégrité, sa compétence et son attachement à la République sont connus de tous ceux qui ont eu l’occasion de travailler à ses côtés.
On peut débattre d’une décision administrative, la contester ou exercer les recours prévus par la loi, mais on ne peut transformer un différend en campagne de discrédit contre un haut fonctionnaire au service de la Nation.
Les Douanes ne sont pas une institution au service d’intérêts particuliers.
Elles constituent l’un des piliers de la souveraineté de l’État, chargées de veiller au respect des lois, de protéger l’économie nationale et de garantir l’application des règles qui régissent le commerce extérieur.
Toute décision administrative peut être contestée devant les autorités compétentes, mais elle ne peut être condamnée par avance dans le tribunal de l’opinion.
Notre pays a besoin d’institutions fortes et de responsables capables d’exercer leurs missions avec sérénité, sans céder aux pressions, aux intimidations ou aux campagnes de dénigrement.
Si chaque décision prise dans l’exercice des responsabilités publiques devait conduire à une mise en cause personnelle de ceux qui servent l’État, c’est l’autorité même des institutions qui serait fragilisée.
Le débat public est une richesse pour la démocratie, mais il doit demeurer fondé sur les faits, la responsabilité et le respect.
La présomption de bonne foi et la présomption d’innocence ne sont pas des privilèges ; elles sont des principes fondamentaux de l’État de droit.
Les fonctions sont temporaires, les institutions demeurent. Les polémiques passent, mais l’honneur d’un homme ayant consacré sa vie au service de son pays mérite d’être préservé et respecté.
Je réaffirme donc ma confiance au Directeur Général des Douanes et à tous les serviteurs de l’État qui accomplissent leur mission avec loyauté, dignité et fidélité à la République. Défendre leur honneur lorsqu’il est injustement mis en cause, c’est aussi défendre nos institutions et l’État de droit.
Abdallahi Sarr Administrateur des Régies Financières Tél : +222 46 50 03 02