
La polémique artificiellement entretenue autour des propos du Ministre de la Justice, Mohamed Soueidatt, appelle une défense claire, ferme et sans ambiguïté.
Car au-delà des interprétations abusives et des tentatives de dramatisation, une réalité s’impose : le Ministre a fait preuve de retenue, de lucidité et de courage politique face à des accusations qu’il juge infondées et dénuées de sérieux.
Il faut rappeler avec force que Mohamed Soueidatt n’a pas réagi dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Il n’a pas cédé à la tentation de l’affrontement public ni à la surenchère verbale.
Sa réponse est intervenue dans un cadre exécutif normal, à l’issue d’un Conseil des ministres, lors d’une conférence de presse destinée à éclairer l’opinion publique.
Ce choix, en soi, traduit une haute conscience de la fonction ministérielle et un profond respect des institutions.
Qualifier des propos de « mensongers » lorsqu’ils reposent sur des affirmations non étayées n’est ni une injure ni un dérapage. C’est un acte de responsabilité.
Un Ministre de la Justice ne peut rester silencieux lorsque son action, son intégrité ou celle de son département sont mises en cause sur la base d’approximations ou de constructions politiques.
Le silence, dans ce cas, serait une faiblesse. La réponse, au contraire, est une exigence morale.
Mohamed Soueidatt n’est pas un homme de polémique.
Son parcours, sa rigueur intellectuelle et son engagement au service de l’État témoignent d’un responsable attaché au droit, à l’ordre républicain et à la crédibilité de la justice mauritanienne.
Le réduire à une formule sortie de son contexte relève d’une injustice manifeste et d’une volonté délibérée de détourner l’attention des véritables enjeux.
Ceux qui cherchent à présenter cette séquence comme une crise oublient volontairement une chose essentielle : le Ministre n’a attaqué personne, il a défendu la vérité telle qu’il la perçoit et la dignité de l’institution qu’il incarne. Face à des discours parfois empreints de populisme et de provocation, il a opposé la sobriété, la fermeté et la clarté.
En réalité, ce qui dérange certains, ce n’est pas la forme de la réponse, mais le fait qu’un Ministre de la Justice assume pleinement son autorité morale et politique.
Dans un contexte où la confusion est souvent instrumentalisée, Mohamed Soueidatt a rappelé une règle simple : le débat politique est légitime, la diffamation et la manipulation ne le sont pas.
En définitive, loin d’affaiblir son image, cette prise de parole renforce celle d’un Ministre debout, conscient de ses responsabilités, refusant de se laisser entraîner dans le vacarme, et déterminé à préserver la crédibilité de la justice et la dignité de l’État.
Abdallahi sarr 46500302