
El Malick Ndiaye, Président de l’Assemblée nationale du Sénégal/@AG
Le président Bassirou Diomaye Faye a demandé une seconde lecture de la loi portant modification du Code électoral, relançant ainsi le débat autour d’un texte jugé stratégique à l’approche des prochaines échéances politiques au Sénégal.
Après l’examen en commissions techniques de la loi portant modification du Code électoral, le vendredi 8 mai, l’Assemblée nationale sénégalaise est convoquée en séance plénière ce samedi 9 mai à partir de 11 heures pour procéder à l’étude et au vote du projet de loi.
Le texte, déjà adopté le 28 avril une première fois par 128 voix favorables, devra cette fois encore obtenir une majorité qualifiée des trois cinquièmes des députés pour être définitivement validé.
Cette exigence témoigne de l’importance institutionnelle de la réforme, qui touche directement aux règles d’organisation des scrutins et aux critères d’éligibilité des candidats aux différentes élections.
Au cœur des discussions figurent notamment les dispositions relatives à l’éligibilité des candidats, un sujet particulièrement sensible dans le contexte politique sénégalais marqué ces dernières années par plusieurs controverses judiciaires et politiques autour de la participation de certaines personnalités aux élections.
La réforme ambitionne ainsi de clarifier certaines règles électorales et de renforcer la sécurité juridique du processus électoral.
Cette seconde lecture intervient dans un climat politique où les questions de gouvernance démocratique et de transparence électorale restent au centre des préoccupations.
Le gouvernement et la majorité parlementaire défendent une réforme destinée à moderniser le cadre électoral et à prévenir d’éventuels contentieux futurs.
De leur côté, plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile suivent avec attention les débats parlementaires, estimant que les modifications apportées au Code électoral pourraient avoir un impact significatif sur le paysage politique national.
Les échanges en plénière devraient donc être particulièrement suivis, tant par les acteurs politiques que par l’opinion publique, alors que le Sénégal poursuit ses réformes institutionnelles sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye.
TE/Sf/APA