
Les États-Unis ont annoncé un durcissement de leurs mesures sanitaires face à la propagation de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), affirmant qu’aucun cas ne sera autorisé à entrer sur le territoire américain.
S’exprimant mercredi lors d’une réunion du gouvernement à la Maison Blanche présidée par Donald Trump, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a assuré que Washington mettait tout en œuvre pour contenir la crise sanitaire.
« Nous ne pouvons pas et ne laisserons pas un seul cas d’Ebola entrer aux États-Unis », a déclaré le chef de la diplomatie américaine.
Marco Rubio a indiqué que les autorités américaines travaillaient activement avec les pays concernés afin de limiter la propagation du virus, en particulier en RDC, tout en renforçant les dispositifs de contrôle et de suivi des voyageurs.
Dans ce contexte, Washington prévoit l’ouverture d’un centre de quarantaine au Kenya destiné aux cas suspects ou confirmés d’Ebola, principalement pour les ressortissants américains évacués de RDC, selon un responsable américain cité sous couvert d’anonymat, confirmant des informations du Wall Street Journal.
Ce centre doit permettre d’assurer une prise en charge médicale rapide et sécurisée sans exposer les patients aux risques liés à un transfert immédiat vers les États-Unis.
Les autorités américaines ont également annoncé de nouvelles restrictions de voyage. Tous les citoyens américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours seront désormais dirigés vers trois aéroports spécifiques — Washington, Atlanta et Houston — afin d’y subir des contrôles sanitaires renforcés.
En outre, les résidents permanents ayant récemment séjourné ou transité par ces pays se voient temporairement interdire l’entrée sur le territoire américain pour une période initiale de 30 jours.
Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1.000 cas suspects d’Ebola, dont 223 décès, ont déjà été recensés.
L’OMS estime toutefois que le bilan réel pourrait être nettement plus élevé, les capacités de surveillance et de détection restant limitées dans plusieurs zones touchées par l’épidémie.